Nous vous souhaitons la bonne journée


Bienvenue, welcome, willkommen, à toi qui vient d’atterrir (quand on dit atterrir, c’est une image, c’est impossible sinon…) par hasard, ou non, sur notre blog !

Ce blog est écrit par nous, deux adorables filles : Margaux et Emilie (on te fait un coucou chaleureux de la main là) et nous avons décidé de le dédier à notre dada : la lecture !

Chaque semaine, en alternance, nous publierons, l’une ou l’autre, un article sur un livre que nous avons lu. En faisant une critique perso sur ce livre, nous espérons t’aider, voire te conseiller dans tes prochaines lectures.

Parallèlement à la lecture, nous te ferons aussi partager nos coups de cœur cinématographiques, musicaux, théâtraux…

Si tu as des idées, des choses à nous faire partager n’hésite surtout pas à nous les laisser en commentaires.

Bonne lecture (pour ta prochaine lecture) et bonne visite !

Nous vous souhaitons la bonne journée !


lundi 23 février 2015

Lecture n°8

Alors Voilà de Baptiste Beaulieu paru aux éditions Fayard.



<i>Alors voilà, </i>de Baptiste Beaulieu.
Résumé

« Un jeune couple arrive aux urgences. Elle a des douleurs au bas-ventre. L'interne s'interroge sur la possibilité d'une grossesse. Elle ne prend pas sa pilule de manière très sérieuse. « Du coup, quand elle l'oublie, c'est moi qui la prends », dit son compagnon.
Voilà le récit au quotidien d'un interne en médecine. Il fait des allers-retours entre son poste aux urgences et les soins palliatifs. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre. Se nourrissant de situations vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l'hôpital au scanner. Il peint les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s'enchaînent... »




Une critique

« une pépite d’humanité. L’incroyable quotidien de l’hôpital. C’est drolatique, pathétique, tragique. » Le Monde


Mon avis

 « une pépite d’humanité » colle tout à fait à ce livre. Quelle claque !  C’est le genre de livre qui nous remet les pendules à l’heure, nous qui avons tendance à facilement nous morfondre sur notre propre sort et qui nous ouvre les yeux sur un beau métier plein d’humilité et d’humanité. Alors Voilà est issu du blog de Baptiste Beaulieu où il raconte ses anecdotes de son quotidien aux urgences.

Nous voilà plongés dans le cœur des urgences, juste le temps de 7jours, juste le temps de 320 pages… Et Baptiste Beaulieu est notre guide à travers ses anecdotes croustillantes, drôles, tristes, drôles ET tristes…partagées par tout le corps médical : infirmier, aide-soignante, co-interne, chirurgien chef etc.
On se surprend facilement à sourire, et même rire à ces anecdotes comme un homme qui justifie la présence d’un stylo dans son pénis en précisant  « oui, docteur mais c’est un stylo ergonomique », ou à être choqué lorsqu’un adolescent ivre mort ne se rend même pas compte de son état d’ébriété, ou à être triste, prêt à verser une larme lorsqu’après une tentative de suicide, une adolescente de 17ans est irrécupérable et décède. Bref, on vit.
Ce livre est une fenêtre sur la vraie vie, il nous insuffle la vie. Il est aussi une ode à ce métier, Baptiste Beaulieu accompagné de ses collèges témoignent d’une réelle passion pour leur profession et cet amour du métier peut, je pense, être révélateur de vocation, alors quoi de plus beau ?
J’ai énormément apprécié l’humour de Baptiste Beaulieu, suffisamment dosé pour intervenir au beau moment. On se rend compte que l’humour est une soupape et s’avère indispensable dans ce métier où vie et mort se croisent.  

En bref, ce livre ne laisse pas indifférent, il vous touche et, bien que ce ne soit pas le but, vous donne une leçon sur ce qu’est la vie, la vraie. Comme précisé sur le blog c’est « un journal de soignés/soignants réconciliés » .
Croyez-moi après avoir lu ce livre vous ne poserez plus le même regard sur les urgences, si l’attente vous semble bien trop longue repensez à cet aperçu des coulisses!

Pour suivre et lire plus d’anecdotes de Baptiste Beaulieu et ses collègues, ça se passe ici sur son blog !

E.

mercredi 18 février 2015

Lecture n°7

Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay par aux éditions livre de poche.



Elle s'appelait Sarah par De RosnayRésumé: 

"Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vel d"Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais."

Mon avis:  

Et oui encore un livre sur la seconde guerre mondiale: le troisième depuis l'ouverture de notre blog. Mais alors que Les enfants de la liberté de Marc Levy porte sur la Résistance Française et Le joueur d'échec de Stefan Zweig sur les méthodes d'emprisonnement perverses des nazis, Elle s'appelait Sarah traite de la shoah qui a tuée des millions de juifs à travers toute l'Europe.

Ce roman est à double narration, nous suivons l'histoire de Sarah, livrée à son propre sort sous l'occupation nazie et l'histoire de Julia Jarmond, une journaliste américaine de 45 ans vivant à Paris et qui s'intéresse au sort des enfants juifs sous l'occupation. 
Les passages où l'on suit le parcours de Sarah dans cette guerre de l'extermination sont très poignants et émouvants. L'auteure fait appel à notre sensibilité, notamment lors de la description des camps d'enfants. La double narration, en mélangeant passé/présent nous rappelle que cette guerre a encore un impact dans le présent (à travers les itw que mènent Julia). 
L'écriture de Tatiana de Rosnay se lit très facilement, est accessible. Les mots pour décrire certaines situations sont justes, et touchent. L'auteure parvient à capter le lecteur car on a envie de connaître le sort de Sarah, le sombre secret que garde la belle-famille de Sarah... Cependant une fois le mystère dévoilé j'ai trouvé que la fin traînait en longueur, je n'ai pas compris l'intérêt de continuer aussi longtemps. 

A travers les drames que vient Sarah, Tatiana de Rosnay appuie à plusieurs reprises sur la culpabilité de l'Etat français lors de rafle du vel d'hiv et la déportation vers les camps de la mort. Bien sûr j'ai trouvé important de rappeler cette culpabilité qui n'a été malheureusement avouée/assumée il y a peu d'année (1995), cependant son discours était parfois, à mon avis manichéen, d'un côté les méchants et de l'autre les gentils. Je pense qu'il était important de signaler la forte pression nazie, le contexte très difficile pour tous. J'ai trouvé à certains passages les condamnations dures et le regard trop extérieure aux faits. Le message est néanmoins très important et met tout le monde d'accord: il ne faut jamais oublier. C'est un rappel de l'importance du devoir de mémoire. 

En bref, j'ai beaucoup aimé ce roman du point de vue romanesque mais un peu moins sur le fond. 

E.

mercredi 11 février 2015

Lecture n°6

Nos Etoiles Contraires de John Green.



Résumé :

« C’est l’histoire d’une fille qui a le cancer, qui rencontre un gars qui avait le cancer. C’est génial ! » (Une lectrice)

(Je crois qu’il n’y a pas de meilleur résumé que celui-ci)

L’avis d’un autre auteur (dont je vous reparlerai plus tard) :

« Un roman sur la vie, la mort et les gens qui se retrouvent coincés entre les deux. Nos étoiles contraires, c’est John Green au sommet de son art. On rit, on pleure et on en redemande. »
Markus Zusak

Mon avis personnel :

Avant d’aller voir le film, j’espère que vous êtes allé acheter ce bouquin dans votre librairie parce que ça serait dommage de manquer le talent de cet écrivain… J’adore la vision de ses personnages sur la vie, la mort, la maladie, l’amour… Ils sont à la fois complexes et attachants. C’est ce premier qualificatif qui m’a un peu manqué dans le film, je l’avoue. Je me suis dit que c’était un film américain et que pour qu’il touche plus de monde on a simplifié le passé et les sentiments des personnages mais aussi que c’était un truc que peut-être il n’y aurait pas eu dans un film français parce qu’on aime bien les êtres torturés psychologiquement.


Ce qui impressionnant, pour revenir au livre, c’est justement d’installer une telle intrigue, avec des personnages avec de tels passifs, tout en ne négligeant pas leur vie présente, en si peu de pages et avec des phrases aussi simple. J’insiste sur le mot simple car c’est vrai : les phrases sont plutôt courtes sans mots de vocabulaire extraordinaires à chaque lignes (les mots que vous trouverez les plus compliqués sont ceux utilisé pour parler des traitements contre le cancer) ; cependant elles sont d’une telle justesse ! L’auteur n’en fait jamais trop, ou pas assez d’ailleurs, de ce fait à la fin on est facilement bouleversé et on sortirait presque les mouchoirs. Enfin bref, si vous ne connaissez pas l’histoire courez la lire avant de regarder le film. Ceci dit ne passez pas outre le talent des deux acteurs principaux du film qui est très joliment réalisé et dont les images sont personnellement en raccord avec celles que j’avais imaginées en regardant le film ! 

M.

dimanche 1 février 2015

Lecture n°5

Max Winson Tome 1: la tyrannie de Jérémie Moreau, paru en 2014 chez les éditions Delcourt.



Résumé :

"Max Winson n'a jamais perdu un match de tennis de sa vie. Adulé par la foule, il n'est pourtant pas celui qu'on croit. Grande carcasse mélancolique à l'allure de Pierrot, il n'est que le produit d'une enfance volée par des entraînements inhumains, le pantin d'un père tyrannique. Quand ce dernier devient trop faible pour le coacher, la liberté s'offre à lui avec son cortège de paradoxes existentiels..."

Mon avis :

J’ai connu cette bande dessinée par l’intermédiaire de Pénélope Bagieu qui fait ses chroniques sur http://www.madmoizelle.com/Bien que ses chroniques sont toujours très convaincantes, celle-là m’a vraiment séduite, et j’ai craqué ! Et je ne regrette pas du tout puisque Max Winson est un coup de cœur !

Cette bande dessinée nous plonge dans le monde si particulier de la compétition sportive : le tennis. 

On y découvre un personnage qu’on peut considérer de « blasé » par son succès, porté par un enthousiasme démesuré de la foule sous les feux de la célébrité, et les ordres d’un père intransigeant qui a soif de victoires. C’est lors d’une interview avec une journaliste pleine de mordant qu’intervient l’élément déclencheur de l’histoire « Max Winson, quand on pulvérise année après année ses adversaires, vous arrive-t-il de vous sentir coupable ? ». A partir de là et suite à plusieurs rencontres Max prend conscience qu’il n’y a pas que la victoire qui compte, il s’ouvre alors au monde et comprend que son sport représente aussi des enjeux.

Cette bande dessinée m’a fait penser au Petit Prince car elle a plusieurs lectures. On peut la lire plusieurs fois et saisir à chaque fois une interprétation différente. Jérémie Moreau a écrit un genre de fable moderne, et plusieurs questions viennent à l’esprit : pourquoi est-il si important de battre les autres ? Et si on se laissait perdre, qu’est-ce que cela changerait ?
En ce qui concerne le dessin de Jérémie Moreau, je ne connais pas suffisamment l’univers de la bande dessinée pour en juger mais le noir et blanc ne m’a pas du tout dérangée, au contraire il permettait de faire ressortir les traits du visage des personnages, leurs attitudes. Son coup de crayon donne l’impression d’être léger et fin, ce qui est, je trouve, superbe.


Ce premier tome donne vraiment envie de découvrir la suite; l’échange et les autres albums de ce jeune dessinateur plein de talent.

E.