Nous vous souhaitons la bonne journée


Bienvenue, welcome, willkommen, à toi qui vient d’atterrir (quand on dit atterrir, c’est une image, c’est impossible sinon…) par hasard, ou non, sur notre blog !

Ce blog est écrit par nous, deux adorables filles : Margaux et Emilie (on te fait un coucou chaleureux de la main là) et nous avons décidé de le dédier à notre dada : la lecture !

Chaque semaine, en alternance, nous publierons, l’une ou l’autre, un article sur un livre que nous avons lu. En faisant une critique perso sur ce livre, nous espérons t’aider, voire te conseiller dans tes prochaines lectures.

Parallèlement à la lecture, nous te ferons aussi partager nos coups de cœur cinématographiques, musicaux, théâtraux…

Si tu as des idées, des choses à nous faire partager n’hésite surtout pas à nous les laisser en commentaires.

Bonne lecture (pour ta prochaine lecture) et bonne visite !

Nous vous souhaitons la bonne journée !


mercredi 25 mars 2015

Lecture n°11

Fun Home de Alison Bechdel paru aux éditions Points


Résumé 

Une petite ville de Pennsylvanie, un salon funéraire : le Fun home. Alison grandit dans ce cadre peu banal, entre secrets de famille et blessures cachées. Jusqu’à qu’elle découvre son homosexualité et en même temps celle du tyran charmant qu’est son père.
Cette plongée vertigineuse dans les non-dits d’une famille américaine est le prétexte à revisiter l’une des plus grandes révolutions du XXème siècle- celle des genres sexuels.








Mon avis

Si je fais un article sur une bande dessinée, c’est que je l’ai inévitablement connue grâce à une chronique de Pénélope Bagieu sur www.madmoizelle.com.  Je me suis laissée convaincre par son enthousiasme débordant et son argument fatal : « Fun home est ma nouvelle BD préférée de l’univers » !

Cependant j’ai un avis partagé sur cette BD. 

Ce que je n’ai pas aimé dans ce récit autobiographique c’est la complexité de cette relation père/fille. Alison Bechdel effectue une introspection sur elle-même, j’ai eu l’impression qu’elle racontait sa propre existence pour elle-même, comme une thérapie après l’accident ou suicide de son père. De plus je ne m’attendais pas à une narration aussi présente, l’on ne découvre pas l’histoire à travers les dialogues, ce qui à mon goût ralentit le rythme de la bande dessinée.

En revanche j’ai apprécié l’humilité d’Alison Bechdel qui met sa vie à nue sans complexe. Et sa vie qui est loin d’être des plus classiques est passionnante. D’ailleurs Alison Bechdel insiste beaucoup sur le passage de l’enfance à l’adolescence, période de grands changements où l’on se pose beaucoup de questions sur soi, sur ce qui nous entoure… Il est donc facile de s’y identifier.
Je suis frustrée par cet album car je ne pense pas avoir saisi son contenu notamment lors des allusions à Joyce, Fitzgerald, Henry James… Il fait partie de ces albums dont on ne saisit les subtilités qu’avec une certaine maturité, j’envisage une deuxième lecture dans quelques temps !


En bref, mon avis mitigé n’est pas à prendre comme un « non » à la lecture de fun home, les critiques étant très élogieuses à propos de cet album, il ne faut pas passer à côté !

dimanche 15 mars 2015

Lecture n°10

Concerto à la mémoire d'un ange, de Eric-Emmanuel Schmitt.


Le petit résumé dont ce livre est porteur :

Quel rapport entre une felle qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international qui vend des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle une image de sainte Rita, patronnes des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ? Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l’ordinaire et l’extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ? Concerto à la mémoire d’un ange est suivi du Journal tenu par Eric-Emmanuel Schimitt durant l’écriture.


Une critique présente sur la quatrième de couverture :

Un recueil de nouvelles déroutantes et touchantes où les destins basculent pour le meilleur ou pour le pire. Humour souvent noir, accompagné d’une naïveté apparente le tout au service d’une réflexion originale.
Blaise de Chabalier, Le Figaro Littéraire.


Mon avis :

Une amie m’avait un jour parlé de son auteur préféré : Eric-Emmanuel Schmitt. Aussi, quand, quelques jours après, j’ai trouvé à ma librairie des livres de cet auteur, mon choix s’est porté sur Concerto à la mémoire d’un ange qui est en fait un recueil de nouvelles. Il en contient quatre. C’est le titre et la couverture qui m’ont vraiment donné envie de l’acheter, en tant que férue de musique je ne pouvais restée impassible devant ce violon et le mot "concerto", mon côté romantique a lui bien aimé le mot "ange" et le résumé au dos du bouquin a fini par me convaincre de le prendre...

Ce livre est plein de paradoxes. On assiste en spectateur à quatre histoires très différentes mais qui se rejoignent sur certains points. Les personnages principaux de chaque nouvelles eux-mêmes sont à la fois diamétralement opposés et se ressemblent pourtant. L’amour, sous toutes ses formes est au centre de ces nouvelles qui nous font réfléchir sur beaucoup de sujet comme l’amitié, l’avenir, la foi… Celle qui porte le titre de l’ouvrage est celle qui m’a le plus plu à titre personnel mais l'auteur dans toutes écrit avec une telle sensibilité qu'il nous est difficile de n'être pas traversés par toutes les émotions des personnages. Ce sont de petites perles qu’il faut lire ensemble pour bien les comprendre, en tissant des liens entre elles. 

Si je devais résumer ce recueil en deux mots ça serait : vrai et touchant.

M.

Lecture n°9

Le Flûtiste invisible de Philippe Labro paru aux éditions folio. 


Résumé

"Sur un paquebot qui va vers l’Amérique, un jeune homme rencontre une femme qui lui fait perdre toute innocence.                                                                            

Dans un bistrot, un inconnu vient me dire : « je vous ai eu dans ma ligne de mire, en Algérie. » C’est parce qu’il avait froid, dans une briqueterie en Hongrie, que mon voisin, quand il était enfant, a échappé à Auschwitz.                                                              
Par trois fois, le « flûtiste invisible » qu’on peut appeler le hasard-ou la main de Dieu-, fait basculer des existences. Pourquoi ? C’est toute la question de ce roman."







Mon avis 

Ce livre rassemble « trois histoires du passé- elle ne semble n’avoir aucun rapport les unes avec les autres mais elles reliées par le même fil, tissées par une puissance obscure, au son de la même musique mystérieuse que joue le flûtiste invisible ». Cette  phrase extraite du livre le résume à merveille.                                                                                                                                                                  
Philippe Labro commence son livre par une citation d’Einstein sur le hasard, chose extérieure à nous et donc, incontrôlable qu’il va imager avec le flûtiste invisible. Ceci va être le fil rouge du livre.  En partant de « l’élément inconnu » de chaque histoire, l’auteur transporte son lecteur dans trois époques différentes avec une écriture fluide et agréable à lire.

J’ai beaucoup aimé ces trois nouvelles, elles sont tellement différentes et uniques à leur manière qu’on ne peut les comparer mais celle qui m’a le plus séduite est la deuxième « la ligne de mire ». Je me suis toujours demandée ce qui se passait dans la tête des tireurs/soldats, et cette nouvelle permet d’être dans celle d’un, du moins d’entrevoir sa pensée lorsqu’il appuie sur la détente et de revenir sur l’épisode traumatisant de la guerre d’Algérie. J’ai d’autant plus accroché à cette nouvelle car le personnage de Rick semblait réaliste, on parvenait facilement à s’en faire une image de par sa manière de parler, son attitude, sa description physique et son parcours… Tous ces éléments le rendent attachant.

Pour ce qui est du style d’écriture, Philippe Labro témoigne du fait qu’il est encore possible aujourd’hui d’écrire simplement même avec un vocabulaire élaboré. De plus qu’il agrémente son récit de plusieurs citations allant d’Emily Dickinson, à Saint-Exupéry, Balzac, Alexandre Dumas… Tous ces auteurs apportant leurs propres réponses à propos de « l’élément inconnu ». Vous ne résisterez pas en notez quelques unes, croyez-moi ! Ces citations ont leur importance dans le livre, elles invitent  le lecteur à une réflexion personnelle : l’élément inconnu a-t-il été présent dans ma vie ? Cependant peu de personnes veulent reconnaître qu'ils doivent beaucoup à la chance, ça fait peur de constater quelque chose sans notre contrôle.


En bref, j’ai énormément apprécié ce livre et je pense qu’il peut plaire au plus grand nombre, c’est un sujet qui plait et intéresse puisque nous sommes tous concernés. Je vous le conseille vivement ! 

E.