Le joueur d’échecs de Stefan ZWEIG, paru en 1991 aux
éditions Livre de Poche.

Résumé :
« Qui est cet inconnu
capable d’en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs,
véritable
prodige aussi fruste qu’antipathique ? Peut-on croire, comme il
l’affirme, qu’il n’a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances
dans lesquelles l’homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous
renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l’isolement absolu,
lorsque, au frontière de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau
humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges . »
Vous l’avez sans doute remarqué
en lisant le résumé, ce livre d’à peine 100 pages n’est pas « léger ».
C’est le genre de livre qui vous bouleverse et reste assez longtemps dans votre
mémoire mais qu’il faut absolument lire. A travers l’écriture de Stefan ZWEIG, qui est
au passage très fluide et facile à lire, M.B le personnage principal livre son
récit de prisonnier aux mains des nazis. On se rend alors un peu plus compte de
l’horreur nazie, au-delà des camps de concentration/extermination, on découvre
la torture psychologique, peut-être la pire. Les échecs deviennent le refuge auquel M.B se
rattache pour ne pas sombrer dans la folie… à laquelle il n’échappera pourtant
pas. En fermant le livre on ne peut pas s’empêcher de se demander « et
moi, aurais-je su tenir ? » « qu’est-ce qui a poussé l’homme à
être se conduire comme un être cruel et inhumain ? ». En bref : Bien
que ce ne soit pas le livre qu’on amène à la plage, il fait partie de ceux qui
illustrent un fait historique à ne pas oublier.
« Car j’avais maintenant une activité, absurde ou
stérile si vous voulez, mais une activité tout de même, qui détruisait l’empire
du néant sur mon âme. Je possédais, avec ces 10 parties d’échecs, une arme
merveilleuse contre l’étouffante monotonie de l’espace et du temps . »
E.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire